Réunis en AG le 1er octobre, les camarades du SNFOLC45 présents ont souhaité exprimer leur soutien aux lycéens.
Les revendications de nos élèves rejoignent les nôtres, et ils ont défilé avec nous le mardi 29 septembre pour demander plus de moyens et de meilleurs salaires dans la fonction publique.
La mobilisation lycéenne se poursuit et s’étend aux étudiants.
Cette mobilisation, partie de revendications scolaires, est confrontée au vocabulaire du ministère de l’intérieur et à ses actions disproportionnées de rétablissement de l’ordre.
Ce choix de l’Etat prend un relief particulier, parce que les personnes exposées sont des lycéennes et des lycéens, donc très largement des mineurs. Ce sont nos élèves!
Le ministre de l’intérieur a envoyé un texte aux préfets et aux recteurs qui prévoit qu’en cas de « blocage total » d’un établissement, « l’intervention des forces de sécurité devra être engagée après concertation avec le chef d’établissement« . Le blocage devient ainsi un seuil d’intervention distinct de la commission de violences. Peu importe le comportement des manifestants, leur présence devient suffisante pour l’usage de la force.
Des collègues ont aussi été atteints physiquement et psychologiquement, des bâtiments scolaires ont été dégradés, toute cette violence est aussi inacceptable.
La violence spectaculaire des affrontements invisibilise la violence sociale plus ordinaire dont la mobilisation était venue parler. Mais il ne faut pas l’oublier!
À notre tour à présent de rejoindre nos élèves, de les accompagner et de mêler notre voix aux leurs.
Le 6 octobre prochain, une manifestation est prévue à 11h au départ de la Place de Gaulle. Le SNFOLC45 appelle à y participer.
