
Réunis en AG le 1er octobre, les camarades du SNFOLC45 présents ont souhaité exprimer leur soutien aux lycéens.
Les revendications de nos élèves rejoignent les nôtres, et ils ont défilé avec nous le mardi 29 septembre pour demander plus de moyens et de meilleurs salaires dans la fonction publique.
La mobilisation lycéenne se poursuit et s’étend aux étudiants.
Cette mobilisation, partie de revendications scolaires, est confrontée au vocabulaire du ministère de l’intérieur et à ses actions disproportionnées de rétablissement de l’ordre.
Ce choix de l’Etat prend un relief particulier, parce que les personnes exposées sont des lycéennes et des lycéens, donc très largement des mineurs. Ce sont nos élèves!
Le ministre de l’intérieur a envoyé un texte aux préfets et aux recteurs qui prévoit qu’en cas de « blocage total » d’un établissement, « l’intervention des forces de sécurité devra être engagée après concertation avec le chef d’établissement« . Le blocage devient ainsi un seuil d’intervention distinct de la commission de violences. Peu importe le comportement des manifestants, leur présence devient suffisante pour l’usage de la force.
Des collègues ont aussi été atteints physiquement et psychologiquement, des bâtiments scolaires ont été dégradés, cette violence est aussi inacceptable.
La sous-estimation des revendications comme l’envoi de la police enclenchent une escalade dans les confrontations.
La violence spectaculaire des affrontements invisibilise la violence sociale plus ordinaire dont la mobilisation était venue parler.
En faisant passer les lycéens pour des fauteurs de troubles manipulés, on s’exonère facilement auprès de l’opinion publique de la nécessité de leur apporter des réponses à des problèmes clairs et documentés
Il ne faut pas oublier l’essentiel, les revendications de nos élèves, qui sont aussi les nôtres :
- Les classes surchargées.
Des milliers de suppressions de postes décidées dans les collèges et lycées sous les deux mandats d’Emmanuel Macron. L’enseignement secondaire public compte aujourd’hui moins d’enseignants qu’en 2008, alors qu’il scolarise 250 000 élèves de plus. - Le manque de remplaçants.
Entre la hausse des postes vacants, car le métier n’attire plus, et la contraction du nombre de remplaçants depuis vingt ans, le volume des absences de longue durée (plus de quinze jours) non remplacées a doublé entre 2018 et 2024. - Les emplois du temps gruyère/Blanquer.
Les emplois du temps catastrophiques en voie générale, avec ses 12 spécialités et l’arrêt du groupe classe, sont en lien avec la réforme du lycée, instaurée en 2018. - La vétusté des locaux.
Les lycées français sont en moyenne vieux de soixante et un ans. - La plateforme Parcoursup.
Elle est associée à une pression croissante sur les résultats scolaires, cristallise toutes les problématiques liées à l’orientation, et génère beaucoup d’insatisfaction et d’angoisse.
À notre tour à présent de rejoindre nos élèves, de les accompagner et de mêler notre voix aux leurs.
Le 6 octobre prochain, une manifestation est prévue à 11h au départ de la Place de Gaulle. Le SNFOLC45 appelle à y participer.




