
Mercredi 7 janvier 2025, la majorité de droite a rejeté la proposition de loi (PPL) déposée par les sénateurs socialistes visant à créer un véritable statut pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap.
Le texte, porté notamment par la sénatrice socialiste de la Drôme Marie-Pierre Monier, proposait la création d’un nouveau corps de la fonction publique de catégorie B pour les AESH, « pour remettre à leur juste valeur ces personnels devenus, en quelques années, le deuxième métier de l’éducation ».
Aujourd’hui, leur salaire moyen s’élève à environ 850 euros par mois, un montant inférieur au seuil de pauvreté.
Assez des économies sur le dos des plus fragiles et des plus précaires !
Nous n’oublions pas qu’en plus de la pénurie d’AESH, des dizaines de milliers d’élèves sont privés de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux auxquelles ils ont droit !
Les gouvernements successifs du président Macron, obsédés par la réalisation d’économies sur les services publics, n’ont de cesse de remettre en cause les droits des élèves en situation de handicap et conduire à la dégradation des conditions de travail des personnels, soumis à des situations intenables !
Face à la situation intenable subie par les personnels et les élèves, il est urgent que les revendications soient satisfaites :
– Mise en place pour les AESH d’un statut de fonctionnaire avec un vrai salaire à temps plein pour 24h d’accompagnement
– Recrutement d’AESH à hauteur des besoins
– Abandon des PIAL et des PAS
– Ouverture de places dans les établissements sociaux et médico-sociaux à hauteur des besoins
– Paiement immédiat des primes REP/REP+ dues depuis 2015
