
A l’invitation des syndicats SNUDI-FO 45, SNFOLC 45 et SDASFO 45 (Action sociale), les 69 participants au stage ont pu échanger sur la thématique de l’inclusion scolaire et l’accueil des élèves à besoins éducatifs particuliers (EBEP) dans les écoles, collèges, lycées et les structures spécialisées que sont les ESMS.
Le constat est sans appel. En 2026, 30 000 élèves se trouvent en attente d’une place dans les ESMS (17% d’entre eux se retrouvant en dispositif ULIS), 50 000 enfants sont notifiés pour avoir un accompagnement avec un(e) AESH qu’ils n’ont pas faute de moyens humains et 2 000 enfants ne sont pas accueillis et restent à domicile.
Depuis la loi Montchamp de 2005 (la FNEC-FP-FO a été la seule organisation a votée contre à l’époque) instaurant l’école pour tous, FO se bat contre l’acte 2 de l’école inclusive, contre l’inclusion systématique et forcée et pour une inclusion scolaire respectant les besoins des enfants mais aussi assurant des conditions de travail normales pour tous les personnels œuvrant au quotidien à leur côté. Halte à la maltraitance des élèves et des personnels !
Depuis 2024, les ESMS subissent une transformation de leur fonctionnement en les « désinstitutionnalisant ». L’objectif est à terme de supprimer progressivement des places d’accueil et des postes d’accompagnant pour externaliser les services vers les établissements scolaires. FO et ses fédérations revendiquent la défense de l’enseignement spécialisé et adapté, exige le maintien et la création des places et des postes nécessaires au fonctionnement des ESMS !

Dans les établissements scolaires, bien que les AESH aient une mission essentielle pour les EBEP, elles/ils ne disposent pas de statut et perçoivent des salaires de misère, souvent à cause de temps incomplet. FO exige un statut de fonctionnaire de catégorie B ainsi qu’un salaire digne pour un temps complet de 24h hebdomadaires d’accompagnement et la création des postes nécessaires !

Les dispositifs PIAL et les PAS (censés les remplacer) ne sont que des mesures visant à mutualiser les moyens humains ce qui continue de dégrader les conditions d’accueil des élèves et les conditions de travail des AESH. FO s’oppose à leur extension à la rentrée 2026 et le vote à l’assemblée nationale du lundi 11 mai actant le refus de leur généralisation va dans le bon sens. Sur le fond, les députés craignent que les PAS servent surtout à limiter les notifications MDPH et l’accès aux AESH. Ils craignent parallèlement un transfert de responsabilités du médico-social vers l’école sans moyens supplémentaires, ce que nous dénonçons depuis des années.

Face aux problématiques liées à une inclusion scolaire systématique et forcée, FO appelle les personnels à se défendre individuellement et collectivement !




